Un peu de perplexité autour des copies corrigées non remises

Numéro: 

1

Rubrique: 

Volume: 

31
ROBERGE, Julie

Comment les étudiants peuvent-ils bien se préparer à une évaluation ? Pour la deuxième dissertation littéraire, par exemple, ils pourraient relire le résumé de l’œuvre, revoir les ateliers faits en classe, terminer les exercices à la maison, réviser les notes de cours, chercher sur le Web des informations sur l’auteur ou sur le contexte sociohistorique de l’œuvre, etc. Cela va de soi. Mais, ce qui pourrait les aider grandement serait aussi de relire la première dissertation et les commentaires que leur professeur a formulés. Sauf que les étudiants n’envisagent pas cette stratégie d’emblée, parce que beaucoup de professeurs gardent les copies d’examens, une fois qu’elles sont corrigées : les étudiants voient rapidement les évaluations en classe, puis les professeurs les ramassent pour les conserver. Ils n’ont donc pas le réflexe de penser à cette option. Pour les professeurs, remettre une copie corrigée, c’est dévoiler leurs pratiques évaluatives, avec leurs grilles, leurs barèmes, leurs critères… À une époque où tout est règlementé, tant dans les pratiques administratives que dans les droits des étudiants, on peut comprendre une certaine crainte. Sachant à quel point la correction des travaux– et les commentaires qui l’accompagnent– représente une occasion en or pour favoriser les apprentissages, l’auteure explique dans cet article de libre opinion en quoi elle trouve inconcevable que des professeurs puissent préférer ne pas rendre les copies des évaluations à leurs étudiants. Après tout, ces copies, elles appartiennent à ces étudiants…

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